Cuve fioul, gasoil, GNR, Adblue: Le spécialiste du stockage.

STOCKAGE DES LUBRIFIANTS

Pour mettre en place la sécurité dans le stockage et l’utilisation des produits, il faut connaître en premier lieu les risques que représentent ces produits. Cette connaissance s’acquiert par l’obtention de données sur le (ou les) produit(s).

Premières sources d’information

Étiquetage : L’étiquette constitue la première information directement accessible à l’utilisateur. L’étiquetage a pour but essentiel de renseigner sur les risques que peuvent présenter les produits pour l’homme et son environnement. Il indique également certaines précautions à observer pour leur stockage et leur utilisation. Il est régi par des textes réglementaires relevant principalement du code du Travail, du code de la Santé publique et des dispositions sur le transport des matières dangereuses. L’absence d’étiquetage ne signifie pas que le produit est sans danger.

Fiche de données de sécurité : La fiche de données de sécurité est obligatoirement fournie par les fabricants, importateurs ou vendeurs de substances et préparations dangereuses. C’est la source d’information essentielle sur les produits chimiques dangereux à usage industriel. Associée à l’étude des paramètres propres aux postes de travail, elle doit permettre une bonne évaluation des risques et la mise en place de mesures de prévention au stockage, à l’emploi et à la manipulation.

Fiche de données Graisse Calithia EP2
Fiche de données Huile Cassida GL 220

Notice technique : Elle peut contenir des données utiles à la protection des utilisateurs.

Quelques règles générales pour le stockage

Si les prescriptions des textes réglementaires varient selon les produits, on peut toutefois dégager un certain nombre de conditions communes que le simple bon sens peut imposer dans tous les cas. Les règles de sécurité visent à gérer l’organisation en fonction du type de stockage et du type de produits et des quantités détenues. Les produits sont stockés en réservoirs fixes ou en conteneurs mobiles selon leurs quantités et leur utilisation.

Stockage en réservoirs fixes (aériens ou enterrés) :

Conformité : les réservoirs renfermant des gaz sous pression doivent être conformes à la réglementation sur les appareils à pression de gaz (décret du 18 janvier 1943 modifié).
Résistance à la corrosion : le matériau constituant le réservoir ou la citerne doit être choisi pour résister à la corrosion par le produit qu’il contient.
Marquage : les citernes et réservoirs fixes doivent être identifiés à l’aide d’un panneau portant en caractères indélébiles l’indication en toutes lettres du produit stocké. Il est également conseillé de reporter, sur le réservoir, son volume et le symbole noir sur fond rouge orangé de l’étiquetage. Les canalisations qui partent du réservoir doivent aussi être identifiées par des couleurs ou symboles différents. Un affichage à proximité des réservoirs rappelle l’interdiction de fumer et d’utiliser les appareils produisant des flammes, des étincelles...
Contrôle de remplissage : chaque réservoir ou citerne doit posséder un indicateur permettant de contrôler facilement le niveau de remplissage.
Évent : chaque réservoir ou citerne doit posséder un évent de section suffisante dont la sortie est dirigée vers l’intérieur de la zone de rétention dans une direction telle qu’il n’existe aucun danger pour les personnes.
Mise à la terre : tous les réservoirs ou citernes fixes doivent être reliés à la terre.
Cuvette de rétention : en cas de fuite du réservoir ou de la citerne, le liquide doit être retenu sur place par un dispositif faisant cuvette de rétention, en matériau résistant au produit stocké. Prévoir un point bas dans la cuvette de rétention afin de faciliter le pompage en cas de fuite et pour évacuer les eaux pluviales. Si des produits présentent un risque de réaction dangereuse en cas de mélange, les cuvettes de rétention doivent être séparées.
Protection des réservoirs : des matériaux ignifuges sont désormais acceptés pour la protection des réservoirs aériens de gaz combustibles liquéfiés. Pour ces mêmes stockages, mis sous talus, l’application, dans des conditions déterminées, d’un géomatériau, est maintenant reconnue comme assurant une protection mécanique et thermique équivalente à l’épaisseur de matériaux inertes préconisés par les textes en vigueur.
Conteneurs mobiles :
Le stockage en conteneurs mobiles décrit un ensemble de produits conditionnés en fûts, conteneurs divers, emballages rigides ou souples, entreposés sur une aire extérieure ou dans un local. Le déplacement des conteneurs mobiles est effectué à l’aide de dispositifs manuels ou motorisés.

Règles d’implantation :
Séparation des produits : les produits susceptibles de réagir violemment les uns avec les autres ne doivent pas être stockés au même endroit. On éloignera ainsi les produits combustibles des produits comburants, tels que l’oxygène ou les peroxydes.
Sol du stockage : le sol doit être imperméable, résistant aux produits chimiques et en légère pente vers un caniveau d’évacuation relié à une fosse de récupération ou une station de traitement.
Voies de circulation : les voies de circulation aménagées dans les entrepôts doivent être suffisamment larges pour que le stockage soit facilement accessible, que ce soit pour le dépotage des produits, les vérifications ou les interventions en cas de danger ou d’incendie.
Ventilation du site de stockage : si le stockage est réalisé en plein air, un auvent est conseillé pour l’abriter des intempéries et du soleil ; si le stockage est réalisé en local fermé, celui-ci doit être ventilé (on privilégiera un système de ventilation mécanique).
Conformité électrique : l’équipement électrique, l’éclairage, les appareils électriques (y compris les appareils de chauffage), les engins de manutention, utilisés dans un entrepôt de produits chimiques inflammables, doivent être conformes à la réglementation concernant les zones à risque d’incendie et d’explosion.
Marquage : un affichage de proximité des emballages rappelle l’interdiction de fumer et d’utiliser les appareils produisant des flammes, des étincelles, etc.
Mode de stockage:
Stockage sans accessoire (gerbage) : La hauteur maximale de stockage doit être choisie de façon à éviter tout endommagement des récipients en cas de chute.
Des accessoires spéciaux sont employés pour les conteneurs souples qui ne doivent pas être empilés les uns sur les autres.
Stockage en rayonnages : Les rayonnages utilisés pour le stockage en hauteur doivent être conçus et mis en place pour empêcher les chutes. Ils doivent aussi comporter des systèmes de protection contre les chariots de manutention. L’aire de stockage doit être facilement accessible aux véhicules de transport comme de secours. Elle doit être à l’écart de tout local de travail ou d’habitation (distances d’éloignement à respecter). Elle doit être organisée en zones de produits distincts, identifiables sans risque de confusion.

Caractéristiques des aires de chargement et de déchargement des véhicules citernes :

Sol : Il doit résister aux charges des véhicules et aux produits chimiques et permettre, en cas de renversement accidentel, l’évacuation des produits liquides vers une fosse de rétention.
Balisage : La zone réservée au déchargement des produits doit être balisée et avoir des dimensions adaptées aux véhicules citernes.
Éclairage : La zone de sécurité doit être équipée d’un système d’éclairage électrique utilisable dans les zones à risque d’explosion.
Prise de terre : Les véhicules citernes doivent être reliés à une prise de terre au moment de l’opération de déchargement.
Point d’eau : Pour entraîner les produits liquides répandus vers une fosse de rétention, il est conseillé d’installer un point d’eau.
Douche de sécurité et lave-œil : Une douche de sécurité et un lave-œil permettent de secourir le personnel en cas d’éclaboussures par des produits corrosifs. Les circuits d’eau sont à protéger du gel.
Auvent : Il est recommandé d’installer un auvent pour permettre au personnel de travailler plus confortablement en cas d’intempéries.
Modes de déchargement : Il est conseillé d’opérer par gravité ou par pompage. Le déchargement sous pression d’air d’une citerne ou d’un réservoir contenant un liquide inflammable doit être interdit. Une signalisation indique que l’aire est une zone à risque d’incendie, qu’il est interdit de fumer et d’employer des appareils à flamme ou produisant des étincelles.
Procédures de déchargement : Une procédure est à élaborer pour préciser les rôles et les obligations respectifs du transporteur et du réceptionnaire de l’entreprise fixe, depuis l’arrivée du véhicule dans l’entreprise jusqu’à son départ. Cette procédure contient des informations sur le plan de circulation du véhicule dans l’entreprise, le mode opératoire, la protection individuelle et ce qu’il y a lieu de faire en cas d’incident. Prévoir le matériel ou l’installation permettant au transporteur de vider ses tuyauteries flexibles à la fin du déchargement.

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